Premiers résultats du Recensement de la population 2017

En 2017, 276 000 personnes vivent en Polynésie française. En cinq ans, la population a augmenté de1 500 personnes par an, un rythme plus faible qu’auparavant. La hausse est la plus forte dans les Îles Du Vent. L’excédent des naissances sur les décès est le seul moteur de cette croissance démographique. Il diminue cependant du fait de la baisse de la fécondité. Les départs de Polynésie sont plus importants que les arrivées et un jeune de 18 à 25 ans sur dix quitte le territoire.Les personnes âgées sont désormais plus nombreuses et l’espérance de vie progresse d’un an entre2012 et 2017, pour s’établir à 77 ans. Plus de la moitié de la population vit au sein de ménages comprenant une famille nombreuse ou plusieurs familles. Seulement 44 % de la population de plus de 15 ans déclare occuper un emploi dans une économie en grande partie tertiaire. Si l’accès à l’eau et à l’électricité évolue peu, l’accès à internet progresse mais les écarts entre les archipels restent très important.

La population légale en Polynésie française au 17 août 2017

CONFÉRENCE DE PRESSE DU 13 NOVEMBRE 2017

275 918 habitants en Polynésie française au 17 août 2017.
En cinq ans, la population municipale augmente de 2,9 %.

  • Soit une hausse annuelle moyenne de 0,6 % sur la période.
  • Soit 1 500 individus supplémentaires par an sur la période


La répartition de la population par archipel évolue peu.
La population se concentre encore aux Îles du Vent.



Mobilités résidentielles

Les pratiques de mobilité résidentielle en Polynésie française témoignent d’un changement de tendance depuis 2012.Parmi les 276 000 personnes vivant en Polynésie française en 2017, 67 000 ont changé au moins une fois de résidence en cinq ans, un chiffre en diminution par rapport à la période intercensitaire précédente (- 2 500 personnes) .Cette baisse du nombre de mobiles s’explique par une baisse de la mobilité résidentielle en Polynésie française (- 3 000) que ne compense pas la hausse de l’immigration internationale(+600). La baisse de la mobilité concerne toutes les catégories socio-professionnelles et tous les types de ménage. Toutefois, les individus les plus jeunes, entrés sur le marché du travail depuis 2008sont toujours les plus mobiles, comme au recensement précédent.Les mobilités résidentielles entre les archipels ont aussi diminué. Elles sont toujours polarisées par les Îles Du Vent, mais, par rapport à la situation précédente, les Australes et les Tuamotu-Gambier attirent plus de migrants qu’il n’en part et inversement aux Marquises.Une partie de la jeunesse avait massivement quitté le pays entre les recensements de 2007 e tde 2012. L’émigration des jeunes se poursuit mais elle est moins forte aujourd’hui. Elle est en partie compensée par l’augmentation des immigrations internationales et par le retour au fenua de personnes natives de Polynésie française après un séjour à l’étranger, principalement la Métropole, la Nouvelle-Calédonie et dans une moindre mesure la Nouvelle-Zélande, l’Australie, les États-Unis et le Canada. Ces jeunes Polynésiens de retour sont plus diplômés et plus souvent en emploi que les jeunes qui n’ont pas eu cette opportunité.